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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:15

Après les rappels apportés par cette conférence, on peut maintenant mieux comprendre le sens de notre brassard de communiante.

 

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Aujourd’hui on parle de la profession de foi. C’est une cérémonie catholique, anciennement appelée « communion solennelle », par laquelle le jeune fidèle renouvelle les engagements pris lors de son baptême. Elle remonte au 18ème  siècle et est particulière à la France ainsi qu'aux pays des anciennes colonies françaises, particulièrement en Afrique. Elle a lieu généralement au mois de mai ou début juin. Cette cérémonie, qui n'a pas d'existence canonique, est distincte de la confirmation, sacrement qui confirme (renouvelle) le baptême. Comme elle marque parfois la fin de l'enseignement catéchétique et que nombre de jeunes prennent ensuite leurs distances avec l'Église, le cardinal Marty regrettait que trop souvent « la profession de foi sonne le départ à la retraite du jeune chrétien ». C'est malgré tout l'occasion pour les familles de se réunir autour d'un événement religieux, et pour le jeune catholique, celle de recevoir en cadeau, souvent une bible.
Dans la mesure où elle représente l'entrée du jeune dans la communauté des adultes, elle s'apparente à la Bar Mitsva juive. Elle est donc bien un rite de passage.

Pourquoi un brassard ?
Un brassard est un morceau de tissu porté autour du bras au-dessus de la manche pour montrer que l'individu qui le porte appartient à un groupe, a une certaine place ou rôle, ou autre état ou condition particuliers. On peut penser, sur le terrain, au capitaine de l’équipe de foot qui manifeste son rôle par le port d’un brassard.
Le musée possède d’autres brassards, dans la salle consacrée à la Résistance. Le port du brassard F.F.I (Forces Françaises de l'Intérieur) était éminemment un signe d’appartenance, c’était même un engagement fort.

 

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On comprend donc que ce brassard blanc est le signe d’une appartenance et d’un engagement. C’est le signe que quelque chose de nouveau se passe : on sort de l’enfance.
Chez la fille deux autres objets l’accompagnent : l’aumônière qui est  une bourse plate tombant au bout d'une anse accrochée à dix centimètres de la ceinture, la très jeune fille glisse son mouchoir et son rosaire, ce chapelet pérennisant la mémoire de la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée.

 

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Viennent enfin les gants blancs, signes de la majesté de l’instant.
 

Il est intéressant de remarquer, qu’à partir du moment où un costume spécifique existera pour la mariée, il sera proche de celui de la communiante ; deux rites de passage qui sont donc proches et disent par le vêtement que quelque chose se transforme.

 

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Published by musee-moutiers - dans Pour préparer la visite
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